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Ajax - Vitesse
Eredivisie
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SVV Scheveningen - Ajax
1 - 5
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1 - 5
PSV   Ajax

Lieu : Philips Stadion, Eindhoven
Date : 18/03/2007 - 14h30
Statut : Terminé
Spectateurs : 33 000
Compétition : Eredivisie
Saison : 2017/2018
Arbitre : Eric Braamhaar
Buteurs :
17' 0-1 Huntelaar
43' 0-2 Sneijder
67' 1-2 Kluivert
72' 1-3 Huntelaar
73' 1-4 Gabri
89' 1-5 Perez

PSV
Gomes
Alcides
Da Costa (46' Kluivert)
Salcido
Sun Xiang (58' Tardelli)
Afellay (75' Väyrynen)
Simons
Cocu (C.)
Culina
Méndez
Farfán
Entraîneur :
Ronald Koeman
Cartons Jaunes Cartons jaunes :
06' Grygera
13' Heitinga
59' Gabri
60' Emanuelson

Ajax
Stekelenburg
Ogararu
Stam (C.)
Grygera
Emanuelson
Gabri (86' Maduro)
Heitinga
Sneijder (70' De Mul)
Davids
Huntelaar
Babel (83' Perez)
Entraîneur :
Henk ten Cate

Résumé :

Spectaculaire… Peut-être même historique aussi. C’est comme cela que l’on pourrait résumer en deux mots cette victoire écrasante de l’Ajax à Eindhoven contre le PSV. Une revanche ? Certainement. La différence de buts égale celle de la victoire 4 à 0 du PSV à l’ArenA en 2005, contre un Ajax alors à la dérive qui venait juste d’être repris par Danny Blind. Trop peu trop tard ? Peut-être aussi. Le PSV garde tout de même 5 points d’avance sur l’Ajax, à cinq journées de la fin du championnat. En tout cas, ce fut un match loin d’être ennuyeux. Il fut remarquable du début à la fin et s’est finalement conclu par une victoire impressionnante de l’Ajax. Une très belle façon de célébrer les 107 ans du club fondé le 18 mars 1900. Pour cet anniversaire l’Ajax avait d’ailleurs offert l’opportunité à 5 000 supporters d’assister au match à l’ArenA sur écran géant. De son côté, AZ a perdu dans le même temps deux points sur le terrain d’Heracles, si bien que l’Ajax récupère la deuxième place.

Un peu d’histoire et de statistiques d’abord : c’est la première victoire de l’Ajax au Philips Stadion depuis le 23 octobre 1994 (1-4), la troisième en 25 saisons et la plus grosse depuis le 19 janvier 1958 (0-5). Pour le PSV, c’est la plus grosse défaite à domicile en championnat depuis 40 ans, quand le Sparta les avait battus 1-5 en octobre 1967. Ce match ne fut donc pas trop mauvais… On remarquera que l’Ajax gagne rarement à Eindhoven, mais quand ça arrive, les amstellodamois ne font pas ça à moitié : 1-4 en mars 1989, 1-4 en octobre 1994 (avec Davids et Kluivert) et donc 1-5 en mars 2007.

L’Ajax a commencé le match avec le même milieu de terrain qui avait été brillant une semaine plus tôt contre Twente : Heitinga renforçant à nouveau le milieu traditionnel composé de Sneijder, Gabri et Davids pour former un 4-4-2. Ceci a une nouvelle fois bien fonctionné : les joueurs de l’Ajax se trouvaient toujours en face des joueurs locaux quand ils touchaient le ballon. Les amstellodamois ont débuté le match en étant engagés, agressifs et gonflés à bloc : cette équipe avait du mordant dès le début du match.

La seule chose susceptible de brider l’Ajax était les cartons jaunes distribués par l’arbitre Eric Braamhaar. Deux ajacides ont en effet été avertis dès le premier quart d’heure de façon parfaitement méritée. Grygera et Heitinga ont essayé de récupérer la balle en ne faisant preuve que de très peu de retenue, si bien que leurs adversaires n’eurent pas besoin de simuler pour obtenir une faute – et un carton - sur ces actions là... Le message était cependant clair : l’Ajax n’avait pas peur d’aller au contact contre cette équipe du PSV réputée pour son physique et n’allait pas à nouveau se laisser marcher sur les pieds.

Néanmoins, l’agressivité des visiteurs ne s’est pas limitée aux tacles. L’Ajax a constamment fait preuve d’intelligence et d’intensité en attaque. Ryan Babel, pour son 100e match officiel avec l’Ajax, eut l’air particulièrement dangereux durant toute la première mi-temps, en dribblant les défenseurs et frappant au but. Le PSV gardait tout de même un peu la maitrise du ballon mais il a rarement réussi à faire quelque chose d’intéressant avec. L’Ajax, de son côté, était toujours menaçant, forçant le PSV à concéder plusieurs corners.

L’ouverture du score, à la 17e minute, est d’ailleurs venue d’un de ces corners, frappé par Wesley Sneijder. Klaas Jan Huntelaar s’est débarrassé de son marquage (Salcido) pour battre Gomes d’une belle tête croisée au premier poteau : 0-1.

Les dernières 30 minutes de la première mi-temps furent d’un excellent niveau, avec un football offensif, rapide, crispant mais pas tendu, intense mais toujours élégant. Les deux équipes se sont données à fond. L’Ajax a continué de mettre le PSV sous pression, se battant pour chaque duel et se créant des occasions tout en défendant bien sur les inévitables contres. Jaap Stam fut l’ancre de la défense : toujours bien positionné et n’hésitant pas à donner de la voix pour motiver ses coéquipiers.

A la demi-heure de jeu, l’Ajax avait tiré 7 fois au but, le PSV 0. Le PSV n’était pas complètement inopérant : ils arrivaient à construire des attaques, ont eu des occasions, mais cette équipe d’Eindhoven semblait manquer de détermination. Ils semblaient un peu hésitants et ils n’étaient tout simplement pas assez bons à la conclusion pour menacer sérieusement le but de l’Ajax.

Cela a changé soudainement cependant. La première grosse occasion du PSV arriva à la 32e minute : sur un long coup-franc tiré du rond central, Cocu remet le ballon en retrait de la tête pour Jefferson Farfan qui frappe en demi-volée. Stekelenburg a du se coucher pour dégager correctement cette frappe très dangereuse.

Ceci a marqué le début de la période la plus dangereuse du PSV de cette première mi-temps, et de tout le match d’ailleurs. Une minute plus tard, les brabançons se créaient en effet deux grosses occasions coup sous coup. D’abord par une tête de Cocu au point de penalty, sur un centre d’Ibrahim Afellay, qui a contraint Stekelenburg à faire une superbe parade. Le ballon étant immédiatement récupéré par le PSV, Affelay a centré de nouveau : le ballon est passé dangereusement devant le but et a finalement été récupéré par Mendez qui s’était fait oublier de l’autre côté de la surface. La frappe de l’équatorien est passé à quelques centimètres du but. L’espace d’un instant c’est Stekelenburg qui a protégé l’avantage de l’Ajax. Le gardien ajacide a d’ailleurs livré dans l’ensemble une excellente prestation, et pas seulement sur ce bref moment où le PSV a été particulièrement dangereux.

L’Ajax a cependant vite reprit le contrôle des opérations. La dernière occasion de cette mi-temps pour le PSV fut le coup-franc de Farfan à la 37e, tiré près du poteau de corner. Il a certes trouvé la barre transversale mais Stekelenburg avait bien suivi. L’Ajax a ensuite clairement pris le dessus sur le PSV jusqu’à la fin des trois minutes d’arrêts de jeu de la première mi-temps. Ce fut probablement le plus belle période de ce match d’ailleurs.

Tout d’abord, sur un corner dégagé de la tête par le PSV, Davids a tenté une superbe frappe de volée à une trentaine de mètres du but. Cela aurait certainement été le plus beau but du match et l’un des buts de la saison, mais cela ne restera que la meilleure occasion du jour : la balle a en effet rebondi sur le coin gauche du but avant de sonner Gomes qui contemplait l’œuvre puis elle a finalement terminé sa course dans les tribunes… Le milieu gauche a donc doublement manqué de chance sur cette action et c’est bien dommage parce que c’était absolument sublime.

Une fois que Gomes fut remis sur pied par l’équipe médicale, Wesley Sneijder put frapper un nouveau corner. En tentant de dégager son camp sur cette action, Jason Culina (ancien ajacide) a perdu la balle au profit de Sneijder. A l’extérieur côté droit de la surface, Sneijder n’a pas hésité à délivrer une puissante et magnifique frappe du gauche qui a trouvé la lucarne opposée : 0-2, 43e. Une frappe pas loin d’être aussi belle que celle de Davids et qui a donc permis à l’Ajax de mener 0-2 à la pause de façon méritée.

Pour la seconde mi-temps, l’Ajax devait s’attendre à une dure bataille. Le champion en titre, et qui devrait probablement le rester, n’allait sans doute pas laisser un tel score sur le tableau d’affichage. Pour tenter de revenir dans le match, Ronald Koeman a d’ailleurs remplacé le défenseur Manuel da Costa, quelque peu en difficulté, par l’ancienne légende de l’Ajax : l’attaquant Patrick Kluivert.

Pourtant, c’est encore l’Ajax qui fut le premier à être le plus près de marquer dès le début de la seconde mi-temps. Sous la grêle, Gomes a du faire une belle parade sur un coup-franc bien placé de Sneijder. Le PSV a ensuite essayé de maîtriser un peu plus le match. Pendant ce temps, l’Ajax a reçu deux autres cartons jaunes. Gabri a d’abord été averti pour avoir essayé de gagner du temps sur un coup-franc du PSV. Il sera suspendu pour le prochain match. Emanuelson était quant à lui en retard sur son tacle sur Farfan. C’est durant cette phase de légère domination que le PSV a marqué. A l’origine, une belle ouverture pour Tardelli côté gauche, qui met en retrait pour Kluivert. L’ancien ajacide réduit alors le score grâce à une frappe déviée par Stam, ce qui n’a laissé aucune chance à Stekelenburg pour aller chercher cette balle au ras de son poteau droit : 1-2, 67e. On remarquera que Kluivert n’a pas célébré son but, très certainement par respect pour les supporters de l’Ajax qui n’ont pas hésité à chanter son nom avant le match.

Ce qui a suivi fut quelque peu moins beau qu’en première mi-temps, mais deux fois plus crispant et aussi captivant. Pendant quelques minutes, l’Ajax semblait menacé par une égalisation mais les amstellodamois restaient dangereux en contre-attaques et sur coup de pied arrêtés.

Tom de Mul a alors remplacé Sneijder, brillant mais qui semblait fatigué en seconde mi-temps. Alors que Sneijder avait été dangereux au-delà de la surface de réparation, l’ailier belge a amené du rythme et de la profondeur à l’attaque ajacide. Deux minutes après son entrée, il a d’ailleurs aidé à sécuriser les trois points pour de bon : son centre sur l’aile droite à parfaitement trouvé Huntelaar qui ne pouvait pas faire autrement que marquer en poussant la balle au fond : 1-3, 72e.

A partir de là, tout ce que l’Ajax avait à faire était d’éviter d’autres cartons jaunes et des blessures, défendre son avance et éventuellement marquer d’autres buts. Ce fut une réussite sur tous les plans. Marquer devint d’ailleurs assez facile, devant un Philips Stadion qui commençait déjà à se vider. Le PSV venait tout juste réengager la partie après le 1-3 que Gabri récupérait déjà la balle sur le flanc droit. L’espagnol a aussitôt initié une attaque en lançant Huntelaar qui s’appuya sur De Mul. Le jeune belge rendit la balle à Huntelaar qui rata son contrôle si bien que le PSV récupéra la balle mais pas pour longtemps : Gabri étant déjà arrivé au milieu de la défense locale, il récupéra à nouveau la balle et ajusta une frappe à l’entrée de la surface de réparation qui passa près du montant droit : 1-4, 73e.

Dans les dix dernières minutes du match, Gomes a vu un nouveau ballon s’écraser sur un coin de son but. Cette fois, c’était Kenneth Perez qui après une belle combinaison avec Urby Emanuelson avait tenté sa chance. Mais ce n’était que partie remise : sur un centre en retrait de De Mul, le danois, à l’entrée de la surface, se retrouva avec plein de place et de temps pour pouvoir envoyer précisément le ballon au ras du poteau gauche : 1-5, 89e. On notera que sur ce but l’Ajax ne fut pas seul à montrer sa joie : l’arbitre montra aussi un signe de satisfaction assez clair en se retournant vers son assistant. Il expliquera par la suite qu’il était en fait satisfait d’avoir très bien appliqué la règle de l’avantage puisqu’il avait failli siffler une faute sur De Mul au départ de l’action. Ce qui est exact mais ce geste reste néanmoins curieux…

Au coup de sifflet final, l’Ajax pouvait donc savourer cette stupéfiante victoire chez le champion en titre, un fait qui ne doit strictement rien à l’arbitrage en tout cas. Le match a été dans l’ensemble relativement équilibré mais l’Ajax a tout simplement été plus habile, avec ou sans la balle. Une défense solide, de l’engagement, de la créativité et de l’efficacité en attaque ont fait la grosse différence aujourd’hui. L’Ajax a été supérieur à tous les niveaux par rapport au PSV, qui peut légitimement regretter les absences d’Alex et Koné pour ce match.

Quand on voit un match pareil, l’Ajax peut s’en vouloir d’avoir perdu des points contre Excelsior et Heerenveen… A cause de ça, pour gagner le championnat, l’Ajax est maintenant condamné à gagner jusqu’à la fin de la saison et doit espérer que le PSV connaisse d’autres difficultés. Ce match est en tout cas une très bonne avancée dans cette direction. Cédric (Sources : Ajax USA, Ajax.nl, Télé2)

Déclarations :

Ronald Koeman, entraîneur du PSV : « Je pense que cette défaite 1-5 est un incident. Un instantané. Ils ont joué un jeu physique, souvent à la limite et parfois au-delà, ce que l’arbitre a accepté. Ils ont marqué leurs buts à des moments opportuns, en particulier le second qu’ils ont marqué juste avant la pause alors que j’estimais qu’on méritait d’égaliser. Nous avons été punis après la pause pour avoir laissé trop d’espace à l’arrière. L’Ajax a commencé quelques contre-attaques fatales et ils ont évidemment totalement mérité de gagner cet après-midi. Nous les avons pris avec des gants en velours. Nous aurions dû utiliser des armes différentes contre une équipe comme l’Ajax. »

Henk ten Cate, entraîneur de l’Ajax : "Nous avons fait preuve d’habileté tactique, en anticipant très bien les idées de nos adversaires. Nous avons surmonté quelques craintes quand le PSV a réduit le score, alors que Babel et Huntelaar éprouvaient de la difficulté à déjouer la défense renforcée du PSV. Mais on a ensuite fait rentrer Tom de Mul, ce qui s’est révélé être un changement payant. Il a été impliqué sur les trios derniers buts. Je pense qu’on a complètement mérité la victoire." (PSV.nl)

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