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2 - 1
Amical
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2 - 1
Slavia Prague   Ajax

Lieu : Evzena Rošického, Prague, République Tchèque
Date : 29/08/2007 - 20h30
Statut : Terminé
Spectateurs : 19 000
Compétition : Ligue des Champions - 3e tour préliminaire - retour
Saison : 2017/2018
Arbitre : Claus Bo Larsen
Buteurs :
22' 1-0 Vlcek
33' 1-1 Suarez
87' 2-1 Vleck

Slavia Prague
Vaniak
Drizdal
Suchy
Brabec
Svec
Smicer (14' Ivana [83' Necid])
Tavares
Kalivoda (76' Volesak)
Krajcik
Janda
Vlcek
Entraîneur :
Karel Jarolím
Cartons Jaunes Cartons jaunes :
44' Emanuelson
80' Volesak
88' Stam

Ajax
Stekelenburg
Colin
Stam (C.)
Vermaelen
Emanuelson (58' Vertonghen)
Gabri (78' Urzaiz)
Delorge
Heitinga
Kennedy (65' Rommedahl)
Huntelaar
Suárez
Entraîneur :
Henk ten Cate

Résumé :

L’Ajax est à nouveau éliminé de la Ligue des Champions avant même d’y avoir vraiment mis les pieds. Après le FC Copenhague, c’est cette fois le Slavia Prague qui a été trop fort. Alors que faire maintenant ? Limoger Henk ten Cate ? Virer carrément tous les dirigeants ? Reste à savoir si ce serait pertinent, si cela changerait quelque chose et si ça ferait de l’Ajax un meilleur club…

En attendant, une nouvelle ère a débuté à Prague, la capitale de la République Tchèque. L’ambition de l’Ajax, inscrite dans le document qui définit la politique du club, est de « faire partie en permanence des 16 meilleurs clubs d’Europe. » Mais après cette nouvelle débâcle contre le Slavia Prague, l’Ajax ne peut même pas apercevoir les sommets du football, en étant tout en bas de la hiérarchie. Pour la deuxième saison consécutive, l’Ajax s’est vu refuser l’accès à la compétition européenne la plus prestigieuse et lucrative par une équipe modeste, même pas de deuxième ou troisième catégorie dans le football européen. Le Slavia Prague, vice-champion de République Tchèque, a un budget annuel de 5 millions d’euros et n’avait jamais joué la Ligue des Champions. L’Ajax, vice-champion des Pays-Bas, a quant à lui un budget de 65 millions et a remporté quatre C1. David contre Goliath en somme, et Goliath a à peine fait illusion avant de se faire lamentablement terrasser.

Ca n’est pas un accident. Plus précisément : cela ne peut pas être un énième accident. L’Ajax doit affronter la réalité : au lieu de retrouver le top, le club amstellodamois semble plutôt régresser. Il est peu probable que l’Ajax soit encore dans le pot 2 ou le pot 3 si jamais il retrouve la Ligue des Champions. Il n’est pas dit non plus que l’Ajax soit encore tête de série en cas de qualification pour le troisième tour préliminaire. Les choses risquent donc d’être de plus en plus dures. En ce mercredi 29 août 2007, l’AFC Ajax est vraiment devenu un petit d’Europe. Un club dont il ne faut pas espérer grand-chose. Une équipe tout juste capable de battre des adversaires comme l’IK Start, Zulte Waregem ou Thoune. Une équipe qui se fait finalement battre voire éliminer par à peu près n’importe quel adversaire : le Slavia Prague, le FC Copenhague (2006 – C1, 2001 – C3), le Maccabi Tel-Aviv (2004 – C1), ou bien le FC Bruges (2003 – C1).

Encore une fois, tout le monde avait de l’espoir. C’est sûr, l’Ajax n’avait pas bien joué à l’ArenA il y a deux semaines contre le Slavia, mais cela avait suffit à se procurer un paquet d’occasions. Un peu plus d’efficacités allait suffire pour le match retour à Prague. « Nous ne gaspillerons pas à nouveau autant d’occasions, » disait Ten Cate après le match aller. Les douze buts marqués en seulement deux matchs de championnat ont ensuite semblé lui donner raison.

Mais l’Ajax a encore raté presqu’autant d’occasions qu’à Amsterdam, la faute notamment au gardien du Slavia, Martin Vaniak (37 ans), qui a encore été l’homme du match. Les supporteurs du Slavia peuvent édifier une statue en son honneur. En seconde mi-temps, quand l’Ajax s’est enfin mis à jouer correctement, il fut tout simplement imbattable. Il était sur tous les ballons : deux excellentes têtes de Stam (68e) et Huntelaar (73e), ou bien sur une frappe de Suarez complètement démarqué.

Luis Suarez, qui avait déjà raté quelques occasions énormes à l’ArenA, en a encore raté deux à Prague. A la 68e minute, lorsque Vaniak repoussa la tête de Stam, Suarez reprit la balle pour la mettre en orbite alors qu’il était tout près du but (dans un angle serré, certes). A la 73e minute, juste avant l’occasion de Huntelaar, un bon une-deux des deux attaquants permet à l’Uruguayen de se retrouver face à Vaniak . Mais la tentative de Suarez n’est pas très bonne et le gardien sauve son but avec ses jambes.

On peut vraiment se demander comment l’Ajax a pu faire pour ne pas marquer en seconde mi-temps. Ce qui est sûr, c’est que le remplacement de Gabri par Urzaiz à la 78e minute ne fut pas une décision très pertinente de la part de Henk ten Cate. Cela a en fait marqué la fin de la meilleure phase de l’Ajax dans ce match. Il y avait de bonnes attaques, des occasions : un but était dans l’air. Le changement a remis tout ça en cause.

Et soudain, à la 87e minute, l’Ajax fut K.O. : à l’origine, une grosse erreur de Jurgen Colin, qui permet au français Tavares de lui piquer la balle et de s’engouffrer sur flanc gauche. Laurent Delorge, confronté à deux joueurs, ne put intercepter la passe de Tavares qui permit à Stanislav Vlcek d’obtenir un face-à-face avec Maarten Stekelenburg. Vlcek, responsable de quasiment toutes les actions dangereuses du Slavia, n’a pas fait d’erreur et est rentré dans la légende : 2-1 (87e).

Vlcek avait aussi marqué le premier but du Slavia, à la 22e minute. La balle volait dans la surface de l’Ajax, Huntelaar et Vermaelen perdirent leurs duels aériens très facilement, si bien que Vlcek put envoyer le ballon au fond des cages d’une pirouette, sous les yeux d’Urby Emanuelson, John Heitinga et Jurgen Colin, passifs. Ce but mit quelque chose en évidence : si l’Ajax doit acheter un autre joueur, cela ne doit pas être un n°10 mais un défenseur. La défense semble être en effet de loin la ligne la plus faible de l’équipe. A Prague, Jaap Stam ce battait pour sa dernière chance de jouer la Ligue des Champions. Les trois autres défenseurs (Colin, Vermaelen et Emanuelson) ont été mauvais. Vermaelen a fait quelques erreurs, Emanuelson a connu un jour sans, tandis que Colin a malheureusement montré pourquoi il jouait encore en deuxième division anglaise la saison dernière… Il semble être une cible facile, rien que de par son statut, mais il faut bien avouer qu’il n’a pas franchement brillé par sa compétence.

Au milieu de terrain, ça allait à peu près. John Heitinga et Gabri ont fait l’affaire. Devant, Klaas Jan Huntelaar ne s’est pas économisé et a faillit faire mouche, même s’il n’a pas fait grand chose de spectaculaire. Suarez ? Personne n’a autant vendangé que lui contre le Slavia, mais il serait déplacé d’en faire le bouc-émissaire. Ce fut d’ailleurs le seul qui a réussi à battre Vaniak en 180 minutes de football : à la 33e minute, Huntelaar dévie une passe de John Heitinga par une aile de pigeon et permet à Suarez d’aller battre à Vaniak, même si ce dernier à réussi à toucher la balle. Mais cette égalisation à 1-1 n’était pas suffisante et l’Ajax savait qu’il fallait marquer un but de plus pour passer.

L’Ajax a facilement eu plus de 60% de possession de balle, comme d’habitude, mais les meilleures occasions de la première mi-temps furent créées par le Slavia. Stekelenburg a dû intervenir pour gagner un duel contre Vleck dès la 13e minute et il a dû détourner de la lucarne une frappe de ce même Vleck à la 42e. L’Ajax dominait, le Slavia menaçait. Mais le fait est que l’Ajax n’a jamais bien joué. Les joueurs étaient nerveux et lents en première mi-temps et ça n’a commencé à s’améliorer qu’en seconde, sans vraiment qu’ils soient impressionnants. Il y avait trop de mauvaises passes, de longs ballons, de mauvaises ententes. En fait, l’Ajax n’a vraiment semblé avoir le contrôle des opérations que pendant un quart d’heure, de la 60e à la 75e minute en gros.

Peu importe les analyses que l’on peut faire de ce match, il est évident que la performance fut insuffisante. Sur l’ensemble des deux matchs, l’Ajax a été une nouvelle fois incapable de dicter sa loi à un adversaire très très modeste. Le Slavia va pourtant faire ses débuts en Ligue des Champions, et les Tchèques ont du mal à le croire. Du côté d’Amsterdam, on sait pourtant que ce n’est plus vraiment exceptionnel que de se débarrasser de l’Ajax. L’AFC Ajax n’est en fait plus qu’un nom.

Les commentaires d’Henk ten Cate ne furent pas particulièrement intéressants : pour résumer, ce fut la traditionnelle rengaine du genre « on doit continuer ». Et il n’a pas tort : cela continue. Mais en Coupe de l’UEFA, dont le tirage du premier tour aura lieu vendredi à 13h00. Seul un bon parcours dans cette compétition et le titre de champion des Pays-Bas peuvent sauver la saison. L’Ajax est donc revenu une saison en arrière : il s’est juste un peu plus couvert de ridicule entretemps... Cédric (Source : Ajax USA)

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